Breeding vs Blending : Comprendre les différences fondamentales
Dans le monde du cannabis, les termes "breeding" et "blending" sont souvent utilisés, mais ils désignent des processus très différents. Comprendre ces distinctions est essentiel pour les cultivateurs, qu'ils soient amateurs ou professionnels, afin de produire des génétiques de qualité supérieure.
Le Breeding : L'Art de la Sélection Génétique
Le breeding est un processus long et méticuleux qui peut prendre entre 5 et 10 ans. Il s'agit de partir de zéro avec des génétiques pures, comme des **landraces** (variétés locales), des hybrides de base ou des heirlooms (variétés patrimoniales). Les breeders sélectionnent les meilleures plantes sur plusieurs générations pour stabiliser des caractéristiques spécifiques. Ce processus garantit des génétiques robustes et uniques.
Exemples de breeders réputés :
- Shanti Baba (Mr. Nice Seeds)
- Nevil Schoenmakers
- Ace Seeds
- Mandala Seeds
- Bodhi Seeds
- Karma Genetics
- Dynasty Genetics
- Brothers Grimm Seeds
- Brother Haze
- Heimee Cheeba
- Et bien d'autres puristes passionnés.
Les génétiques issues du breeding sont souvent considérées comme l'élite. Elles sont généralement disponibles en version régulière (mâle et femelle) ou sous forme de clones. Par exemple, une souche comme **(landrace colombienne x landrace thaïlandaise) x landrace mexicaine** illustre le travail complexe des breeders.
Le Blending : Une Approche Rapide
Le blending, en revanche, est un processus beaucoup plus rapide, prenant entre 6 mois et 1 an. Il consiste à croiser deux génétiques existantes, soit en utilisant un mâle pour polliniser une femelle, soit en produisant des graines féminisées en rendant les plantes hermaphrodites (par exemple, avec de l'argent colloïdal).
Exemples de blenders connus :
- Ethos
- Solfire Gardens
- In House Genetics
- Tiki Madman (Un tas de merde)
- Exotic Genetix
- CopyCat Genetics (Un tas de merde)
- Relentless Genetics
- Lit Farms
- Ripper Seeds
- Elev8 Seeds
- Barney’s Farm
- FastBuds
- Et d'autres acteurs du blending.
Bien que le blending permette de créer rapidement de nouvelles variétés, la qualité est dans la majorité des cas inférieure à celle des génétiques issues du breeding de base conçu par les créateurs officiels. Les blenders divulguent rarement l'origine exacte des souches utilisées, ce qui peut poser des problèmes de traçabilité aussi.
Exemples de Breeder / Blender connus:
- Capulator
- Symbiotic genetic
- Seed Junky Genetics
- DJ Short
- Top Dawg Seeds
- Archive Seed Bank
- Shiloh Massive
- Cannarado Genetics
- Et d'autres acteurs
Qualité et Reconnaissance
Les génétiques issues du breeding sont largement reconnues par les puristes et l'élite du cannabis. Elles offrent une puissance et une stabilité supérieures, ce qui les rend très prisées. En revanche, les produits issus du blending sont souvent perçus comme des contrefaçons, avec une qualité variable et une reconnaissance limitée.
Conclusion : Choisir l'Authenticité
Pour vraiment se démarquer en tant que grower, miser sur l’authenticité et la qualité des génétiques est essentiel. Travailler à partir de graines régulières issues du breeder créateur directement permet de trouver des "keepers" — ces plantes exceptionnelles qu’on garde en plante mère parce qu’elles font la différence. Et croyez-moi, un bon keeper peut satisfaire des clients fidèles pendant des années, même une décennie plus tard.
Aujourd’hui, le marché, poussé par une logique purement capitaliste, met en avant les graines féminisées. Le but ? Habituer les gens au changement pour vendre toujours plus, encore et encore. Mais en réalité, garder une féminisée en plante mère, c’est jouer à la roulette russe : risque d’herma, récolte ruinée… et au final, zéro stabilité. À l’inverse, les breeders sérieux sélectionnent leurs keeper à partir de régulières – c’est là que réside la vraie base.
Parce qu’au fond, les consommateurs ne cherchent pas 15 nouvelles variétés chaque semaine. Ils veulent leurs 4 ou 5 strains de cœur, celles qui collent à leur vibe, à leur usage. Et de temps en temps, ok, une petite nouveauté. Mais pas un renouvellement total tous les mois.
Perso, j’ai toujours bossé mes propres génétiques. Et ce sont mes clients eux-mêmes qui me demandaient de garder certains phénos. Dix ans plus tard, on m’en redemande encore. Comme quoi, la vraie qualité, ça reste.
N’écoute pas la hype — surtout quand elle est poussée par ceux qui ont intérêt à te vendre un truc.
C’est comme un sac Louis Vuitton : l’original tient des années. La contrefaçon achetée au marché ? Elle te lâche après un an. Et c’est pareil pour les graines : une régulière bien sélectionnée, c’est de l’investissement sur le long terme. Une féminisée, c’est souvent juste du jetable.